Le Variant Omicron est peut-être une bonne nouvelle

Formation désinfection coronavirus

En une journée, vendredi dernier, les bourses mondiales ont perdu près de 5% en raison de l’apparition du variant omicron.

Est-ce un nouveau fléau qui va ravager le monde et bloquer l’économie mondiale ? Ou est-ce une bonne nouvelle ?

Il est trop tôt pour le dire. Mais il est trop tôt pour désespérer

Pourquoi une bonne nouvelle ?

Les épidémiologistes, et je suis d’accord avec eux, pense que l’évolution normale d’une pandémie virale est un variant plus contagieux mais moins dangereux.

C’est ce qui avait été observé par exemple avec la grippe. La grippe espagnole qui a tué entre 40 et 50 millions de personnes dans le monde c’est-à-dire largement plus que la première guerre mondiale. Avec le temps, elle s’est atténuée. Certes, la grippe reste mortelle, mais le danger reste limité.

Le fait qu’il soit plus contagieux lui permet de prendre le dessus par rapport aux autres variants. En effet, il se propage plus rapidement d’une personne à une autre. Il est particulièrement rare qu’une même personne soit contaminée en même temps par les deux variants d’un même virus et donc lorsqu’un variant se propage plus vite, il prend progressivement toute la place et celui initialement existant régresse sans disparaitre totalement. Nous avons assisté à ce phénomène avec l’apparition du variant delta qui progressivement a pris la place des variants antérieurs.

Et la question est maintenant de savoir si ce nouveau variant est aussi mortel, plus mortel ou moins mortel que le variant delta.

Si ce variant est plus mortel ou moins mortel, alors le monde risque de traverser une période particulièrement difficile.

Mais les informations que l’on peut avoir, à ce stade, de l’Afrique du sud ne semble pas montrer qu’il soit aussi dangereux que les précédents.

Quelles informations avons-nous à notre disponibilité ?

  • Premièrement, ce virus est présent depuis plus longtemps qu’on nous le dit
    • Il présente 30 mutations différentes par rapport au précédent, le variant delta qui présentait lui seulement 2 mutations par rapport au variant originel. Certes les virus mutent rapidement, mais ces 30 mutations ne sont pas apparues du jour au lendemain.
    • On trouve actuellement des personnes infectées par ce virus dans différents pays du monde. Ces personnes ont été infectées manifestement en Afrique du Sud, même si certains cas paraissent plus compliqués. Pour se faire, ce variant est donc largement plus répandu dans ce pays que les autorités de ce pays veulent bien nous le dire. Même s’il est largement plus contagieux, cela ne s’est pas fait du jour au lendemain.

 

  • Dans le même temps, on ne parle pas d’hécatombe mais peut-être même d’une régression de la mortalité. Intéressant d’observer les données de Reuters :

Alors qu’il y a une nouvelle phase de contamination au mois de novembre avec un nombre de contaminations plus important que durant la deuxième vague, le nombre de décès est largement inférieur à celui observé durant cette deuxième vague. Certes, il peut y avoir d’autres raisons (la vaccination, mais le taux est faible, une amélioration des modalités de traitements…).

On connait toutes les difficultés d’interprétation de chiffres qui ne sont pas forcément fiables et donc il faut être extrêmement prudent dans l’interprétation.

En tout état de cause, rien n’est établi et il sera particulièrement intéressant d’observer ce qui va se passer en Afrique du Sud dans les temps prochains. Evolue-t-on vers plus grave ou moins grave ? On peut espérer une bonne évolution

Cela ne veut pas dire que dans les prochains mois, la situation sera agréable
– Le nombre de contaminations va croitre
– Les vaccins ne seront pas forcément aussi efficaces et il faudra attendre l’apparition d’un vaccin efficace pendant plusieurs mois et un quatrième rappel sera nécessaire

Mais bon, on a appris à s’adapter.

ISTAV